Accueil Date de création : 07/12/06 Dernière mise à jour : 29/04/07 22:02 / 487 articles publiés
 

Maj 4

*51*  (Maj 4) posté le lundi 15 janvier 2007 13:03

Elle se rendit compte, dans une demi torpeur qu'elle était en train de fixer le mur avec attention.

Un pauvre mur de brique, qui semblait la narguer.

 

Un pauvre mur de briques qui faisait surgir des images troubles à la lisière de son esprit.

 

L'impression d'avoir du coton à la place du cerveau ne faisait qu'augmenter, et Nora sentit ses cinq sens la quitter peu à peu.

 

Elle aurait pû appeler à l'aide, crier, mais elle était comme une poupée de cire,incapable du moindre geste, fascinée dans la contemplation d'un mur.

Et soudain, ce fût la nuit.

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*52*  (Maj 4) posté le mardi 16 janvier 2007 10:43

 ***

La nuit venait juste de tomber sur la manufacture, dans un des plus pauvres quartier d'une petite ville. Les cheminées des hauts-fourneaux fumaient encore, les ouvriers commencent tout juste à quitter leurs emplois...

 

C'étaient pour beaucoup des gens pauvres, voire miséreux, venus à la ville chercher de meilleures conditions de vie, en ce XIXe siècle, où l'industrialisation battait son plein.

 

De pauvres logements cotoyaient par conséquent les usines dont les cheminées s'élevaient vers le ciel...

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*53*  (Maj 4) posté le mardi 16 janvier 2007 11:13

Les ruelles étaient encore animées, chacun rentrait chez soi, même si ce "chez soi" était souvent un misérable grabat, où l'on était entassé comme des bêtes.

 

Jeune ouvrier (d'une voix fatiguée): Allez, Katy, on rentre, depêche-toi!

 

Katy (boudeuse): Naaan! J'veux pas! J'veux encore jouer avec le petit chat!

 

Jeune ouvrier: Tant pis pour toi...Je m'en vais...Il y aura plus de soupe pour moi...

 

La petite, qui ne devait pas avoir 3 ans se leva précipitamment, s'attirant un miaulemment vexé de la part du chat:

 

Katy: Nan, Jeff, nan part pas! Attend Katy!

 

Jeff la prit dans ses bras d'un air las. Il ne devait pas avoir plus de quinze ans, mais ses traits étaient déjà marqués par les privations et la souffrance.

Rien de bien extraordinaire alors.

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*54*  (Maj 4) posté le mardi 16 janvier 2007 11:21

Plus loin dans la même rue, des gamins se chamaillaient:

 

Jarod: T'es gros, Bill! J'suis sûr t'as volé... T'es qu'un gros voleur!

 

Bill: C'est pas vrai! T'es qu'un menteur!

 

Il allaient se bagarrer, quand un jeune homme sale et fourbu intervint:

 

Tyron: Hé, arrêtez!  Vous fairiez mieux de travailler au lieu de gaspiller de l'énergie à vous bagarrer! On cherche des petites mains pour les textiles!

 

Jarod: Mais, Tyron, il est gros, regarde-le! On dirait qu'il vient d'avaler cinq livres de jambon! (tristement) Ca fait si longtemps que je n'ai pas mangé de jambon.

 

Tyron (séchement): Tais-toi! On s'en va.

 

Il partirent sans un regard pour le petit garçon qui serrait les poings dans leur dos.

Une scène ordinaire dans ces bas-fonds, où jalousie, rivalités et violence sont toujours sous-jacents.

 

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*55*  (Maj 4) posté le mardi 16 janvier 2007 11:53

Plus loin encore, dans une autre de ces ruelles sordides, la porte d'une "maison"  s'entrouvrit. Comme toutes les autres par ici, elle n'était rien de plus qu'un taudis, même si elle était légèrement plus confortable que les autres. C'était la maison de master Hye, un contremaître de l'une des plus grandes usines.

Lui auraît pû se payer une maisonnette en dehors de la zone des usines, mais il était connu pour être le plus radin des hommes. il ne s'autorisait aucun luxe, sinon, depuis quelques semaines, une femme de ménage, ce dont tout le monde s'étonnait.

 

Le jeune femme était assise à table, lorgnant avec envie une baguette de pain frais. Apercevant son employeur elle se leva rapidement:

 

Léanor: Oh, bonsoir, monsieur.

 

Kye: Bonsoir, Léanor.

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